Grève de la faim à Nauru : 6ème jour

Grève de la faim à Nauru : 6ème jour

Grève de la faim à Nauru : 6ème jour

Posté à 6 November 2012, 9:00 AEST

Ils étaient 170 la semaine dernière, ils seraient 300 à l'heure actuelle.

300 sur les 400 demandeurs que compte le camp de rétention. C'est pour protester contre leurs conditions de vie et la durée indéterminée de leur séjour sur l'île de Nauru que 170 demandeurs d'asile ont au départ entamé cette grève de la faim.

30 personnes ont maintenant été placées sous surveillance médicale et souffriraient « d'épuisement et d'un coup de chaleur ».

Les services de l'Immigration ont minimisé l'ampleur de cette grève de la faim en affirmant que 300 repas avaient été consommés dimanche dernier.

La veille, les grévistes de la faim ont rencontré un représentant des services de l'Immigration pour tenter de trouver une solution. Dans un communiqué publié après le départ de ce représentant, les demandeurs d'asile se sont déclarés « plus déterminés que jamais » à poursuivre leur grève de la faim; jusqu'à la mort, ont-ils indiqué.

Ian Rintoul, membre de la Coalition d'action pour les réfugiés suit attentivement l'évolution de la situation.

RINTOUL : « Les services de l'immigration prétendent désespérément que la situation n'est pas sérieuse à Nauru. Mais la question n'est pas de savoir si 100 personnes ou 300 personnes refusent de s'alimenter. De toute évidence, il y a une grève de la faim et une situation sérieuse est en train de se développer.
À mon avis, le gouvernement devrait s'occuper de la résoudre au lieu de détourner l'attention et de parler du nombre de repas servis tel ou tel jour.
Il y a un sérieux mouvement de protestation et les demandeurs d'asile réclament la fermeture du centre de Nauru. Et c'est sur ça que le gouvernement doit se concentrer car la grève de la fain ne va pas disparaître demain, ni la semaine prochaine.
»

Le ministre de l'Immigration, Chris Bowen, a clairement indiqué que les demandeurs d'asile devront rester à Nauru plusieurs années… Le temps que leur demande d'asile soit traitée.  

Et jusqu'à présent, le gouvernement demeure inflexible avec les encouragements de l'opposition et de son chargé de l'Immigration, Scott Morrison.

MORRISON : « Ça m'inquiète bien sûr mais le gouvernement doit garder son sang froid. On a vue à maintes reprises que ces grèves s'effondrent dès qu'il y a un peu de pression. »

Nous avons également appris que 11 ressortissants du Sri Lanka ont décidé de rentrer chez eux au lieu d'attendre le traitement de leur demande d'asile à Nauru.