L'argent sale ne se lavera plus à Cairns... ou moins

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Mis à jour 7 November 2012, 8:46 AEDT

Les services de l'immigration australiens vont cibler les ressortissants papous soupçonnés de corruption.

Selon les derniers chiffres du Registre des titres de l'État australien du Queensland, des investisseurs papous auraient acheté 53 propriétés avec des fonds jugés douteux au cours de ces 5 dernières années. 53 propriétés d'une valeur estimée à près de 38 millions de dollars américains.

Le mois dernier, Sam Koim, le responsable de l'Opération Coup de Balai contre la corruption en Papouasie Nouvelle-Guinée, a fait campagne en Australie pour dénoncer des hommes d'affaires papous et des politiciens corrompus  achetant des propriétés en Australie. Sam Koim avait qualifié l'Australie des Îles Caïmans de Papouasie Nouvelle-Guinée.

Le gouvernement australien a maintenant réagi et a informé le Premier ministre papou, Peter O'Neill, de sa décision de ne plus délivrer de visa aux ressortissants papous soupçonnés de corruption.

Voici la réaction au Parlement du Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée.

O'NEILL : «  Les Australiens ont commencé à arrêter de leur donner des visas et je pense que certains responsables sont déjà affectés. Le gouvernement australien m'a informé qu'il avait maintenant adopté cette position. Et ce n'est pas trop tôt que nos dirigeants et citoyens corrompus qui entreposent leur argent en Australie ne soient plus les bienvenus dans ce pays. J'espère qu'il y aura une collaboration entre notre opération Coup de balai, notre brigade anti-fraude, toutes les agences gouvernementales et le gouvernement australien sur ces questions. »

Le Premier ministre papou a aussi déclaré devant le Parlement que son gouvernement continuerait de financer l'Opération Coup de Balai, que des fonds supplémentaires seront alloués dans le prochain budget de la nation et que M. Koim resterait en charge de cette opération dont le but est de traduire les coupables en justice.

Peter O'Neill a aussi remis en question le recrutement de hauts fonctionnaires australiens qui proposent leur expertise à plusieurs ministères.

O'NEILL : « Certains postes sont délicats et nous avons besoins de protéger l'intérêt de la nation et veiller à sa sécurité. Cela ne veut pas dire que les Australiens nous espionnent. Ils nous aident à renforcer l'efficacité de certains services, Et nous apprécions ce soutien, mais nous devons préserver notre intégrité. »

Cette question sera discutée dans le courant du mois à l'occasion du Forum ministériel Papouasie Nouvelle-Guinée - Australie.