Réaction de l'Église catholique australienne

Réaction de l'Église catholique australienne

Réaction de l'Église catholique australienne

Mis à jour 15 November 2012, 8:48 AEST

C'est sur la défensive que cette Église a accueilli favorablement la mise en place d'une Commission royale d'enquête.

Tout a commencé jeudi dernier avec la décision d'un policier de haut rang de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, Peter Fox, d'accuser publiquement la hiérarchie catholique d'avoir dissimulé des affaires de pédophilie pendant des années. Des déclarations explosives.

FOX : « C'est irréfutable, ce sont des faits et nous devions y faire face tout le temps. Les personnes qui disent que ce n'est pas vrai font comme les autruches, elles se mettent la tête dans le sable.
La plus grande frustration est qu'il y a tellement de pouvoir dans les coulisses que la police ne peut pas aller saisir des documents ou les contraindre de nous les donner.
J'ai les preuves que des affaires ont été dissimulées par plusieurs évêques du diocèse, et potentiellement ça pourrait aller plus haut.
»

Le chef du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud, Barry O'Farrel, avait alors réagi en proposant une Commission d'enquête spéciale sur ces allégations.

Insuffisant pour Peter Fox et des députés de tous bords ; c'est une Commission royale d'enquête qu'il faut. Une commission royale dispose de pouvoirs judiciaires beaucoup plus grands qu'une simple commission d'enquête spéciale. Julia Gillard, Premier ministre australien, avait alors annoncé l'établissement d'une Commission royale d'enquête lundi, en fin d'après midi.

Je vous propose aujourd'hui la réaction de l'archevêque catholique de Melbourne et Président de la Conférence des évêques catholiques australiens, Denis Hart.

HART : « Je crois sans aucun doute que les procédures que nous utilisons depuis 1996 pour gérer ces questions d'abus devraient faire l'objet d'un examen attentif, je suis entièrement d'accord avec ça. Et nous allons coopérer pleinement avec cette Commission royale. »

Peter Fox estime que la hiérarchie catholique refuse de coopérer avec la police, qu'elle a détruit des preuves importantes, bâillonné des témoins et protégé des coupables.

Nous avons aussi demandé à l'archevêque de Melbourne de nous dire ce qu'il pensait des répercussions possible d'une telle Commission d'enquête.

HART : «  Je pense que nous pouvons faire face à toutes ces questions et cela permettra d'aider à assainir un peu l'atmosphère et c'est pourquoi j'accueille favorablement l'enquête. Le public a besoin de savoir que toutes ces questions sont examinées dans la transparence, professionnellement et avec détermination. Et je suis prêt à collaborer avec cela. »

Pour l'archevêque de Melbourne, cette Commission royale d'enquête pourrait même réhabiliter l'Église aux yeux de la population australienne.

HART : « Je pense que l'Église catholique et que les catholiques ont foi dans l'église et ont beaucoup d'amour pour les prêtres, beaucoup d'amour pour l'écrasante majorité des prêtres qui n'ont pas trahi leur foi.
Et nous avons besoin de cette enquête pour qu'il n'y ait plus de doutes sur l'Église une bonne fois pour toute. Je vois cet amour pour l'Église et les prêtres de paroisse en paroisse. Mais il y a ce terrible scandale à cause de quelques-uns  qui ont offensé si terriblement.
»