Vanuatu: le nouveau gouvernement pourrait être renversé d'ici Noël

Vanuatu: le nouveau gouvernement pourrait être renversé d'ici Noël

Vanuatu: le nouveau gouvernement pourrait être renversé d'ici Noël

Mis à jour 21 November 2012, 11:11 AEDT

L'opposition a juré de faire chuter le gouvernement de Sato Kilman, élu lundi par le Parlement.

 

Une pléthore de partis, 16 en tout, et 4 indépendants, se partagent 52 sièges, ce qui rend le maintien d'une coalition gouvernementale extrêmement difficile. D'autant que le propre parti de Sato Kilman ne dispose que de six sièges au Parlement.
 
Dans les rangs de l'opposition, il y a Ralph Regenvanu, réélu député, et dont le parti pour la Terre et la Justice, a réalisé un très bon score lors de ces élections. Il se dit profondément déçu de voir un nième gouvernement Kilman à la tête du pays. Il aurait souhaité un renouvellement du personnel politique au Vanuatu.  Et compte bien combattre le gouvernement Kilman. Ralph Regenvanu, au micro de Campbell Cooney sur Radio Australie : 
 
«Nous les députés démarrons un séminaire d'intégration dès aujourd'hui, les députés fraîchement élus comme ceux qui ont été réélus. Si l'opposition décide de déposer une motion de censure, elle devra le faire avant le 20 décembre, ce qui veut dire concrètement que l'opposition doit s'y atteler ces deux prochaines semaines pour déposer la motion à temps. Après on verra ce qui se passe. Mais je pense que cette motion est plus que probable.»  
 
De son côté, le rédacteur en chef de l'Indépendant du Vanuatu, Tony Wilson, note les talents de négociateurs de Sato Kilman en qui il voit un homme de consensus. Mais lui aussi regrette que la vieille génération n'ait pas laissé place à de nouveaux hommes politiques. Le nouveau gouvernement est en effet constitué de vétérans de la vie politique vanuataise. Tony Wilson : 
 
«L'une des raisons à cela est que le pays est terriblement isolé en terme de moyens de communication. Les gens qui vivent dans les îles éloignées n'ont pas la radio, pas de moyen de communication, et ne peuvent donc pas savoir ce que leurs députés font ou ne font pas au Parlement. A chaque campagne électorale, ces députés retournent dans leurs circonscriptions isolées, la plupart du temps, c'est bien la seule fois qu'ils s'y rendent d'ailleurs, pour la campagne électorale, et après ils restent à Port-Vila. Donc ils arrivent, ils promettent des machettes, des panneaux solaires, les gens sont ravis et reconnaissants. C'est de notoriété publique, l'année dernière il manquait la moitié du budget nécessaire pour que le pays continue de tourner. Et on a assisté à des choses surréalistes, comme, par exemple, il y a six semaines, notre quotidien a diffusé une annonce du Ministère de l'Education expliquant aux Vanuatais qu'il n'avait plus un sou. On a même hésité à publier cet encart, car on craignait que le ministère n'ait pas les moyens de nous payer !» 
 
C'était Tony Wilson, le rédacteur en chef du quotidien l'Indépendant du Vanuatu.