Australie: une épidémie de grippe aviaire H7

Australie: une épidémie de grippe aviaire H7

Australie: une épidémie de grippe aviaire H7

Mis à jour 22 November 2012, 11:37 AEDT

Elle a éclaté la semaine dernière dans une ferme à Maitland, à 160km au nord de Sydney. C'est une catastrophe pour les producteurs. 

 

Le virus n'a rien à voir avec le sinistre H5N1, qui peut se transmettre à l'homme et a fait plusieurs centaines de victimes depuis 1997. Mais le H7 est une catastrophe pour les producteurs avicoles, car il peut tuer toute une population de poules, mais aussi être transmis via les œufs et la viande crue. 
On écoute le Dr Mark Schipp, vétérinaire en chef de l'Australie : 
 
«L'épidémie est circonscrite à une seule et unique exploitation dans la Nouvelle-Galles du Sud, qui a un élevage de poules pondeuses en plein air, donc uniquement des œufs, pas de la viande. On a abattu tous les volatiles infectés et la décontamination est en cours dans l'exploitation. Nous pensons que le virus a été transmis par des oiseaux sauvages, vu que les poules sont élevées en plein air. Il y a des canards sauvages qui viennent s'abreuver dans les mêmes mares que les poules d'élevages, c'est là que la transmission a du se faire.» 
 
Les producteurs avicoles australiens exportent principalement à Hong-Kong, aux Philippines, au Vietnam, en Afrique du Sud et en Papouasie Nouvelle-Guinée. Mais c'est le Japon qui a réagi le plus vite et le plus fort, interdisant toute importation de poulet ou d'œufs australiens. 
 
La Papouasie Nouvelle-Guinée, elle, a réagi avec moins de force. Elle a interdit l'importation d'œufs uniquement en provenance de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud. Tous les autres produits avicoles australiens peuvent toujours être importés. Une mesure qui ne laisse pas d'inquiéter Stanley Leahy, le directeur de Zenag Chicken, une exploitation avicole en Papouasie Nouvelle-Guinée : 
 
«En Papouasie Nouvelle-Guinée nous avons beaucoup de chance, nous n'avons jamais été touchés par les pires maladies aviaires qui empoisonnent le reste du monde. Notre principale inquiétude, c'est que c'est un pays et qu'il n'a absolument pas les moyens financiers et techniques de faire face à une grippe aviaire. Regardez ce qui s'est passé quand il y a eu une épidémie de la maladie de Newcastle, aussi connue sous le nom de pseudopeste aviaire, en 1999, à Mangrove Mountain toujours dans la Nouvelle-Galles du Sud. 1.9 million de volatiles ont du être abattus, des poulets, mais aussi des pigeons, des autruches, et à l'époque ça a coûté 24 millions de dollars au gouvernement australien. Donc si ça arrive en Papouasie Nouvelle-Guinée, cela ruinerait notre industrie du jour au lendemain.» 
 
Mais le Dr Mark Schipp estime que tout est fait pour protéger la Papouasie Nouvelle-Guinée: 
 
«Nous travaillons étroitement avec les autorités papoues. Nous vérifions systématiquement les dates de production, d'export, et les cargaisons qui étaient en route vers la Papouasie Nouvelle-Guinée le jour où l'épidémie s'est déclarée. Et les autorités papous nous renvoient les cargaisons douteuses le cas échéant.» 
 
C'était Mark Schipp, le vétérinaire en chef de l'Australie, au micro de Corinne Podger sur Radio Australie.