Des images pour la lutte contre le SIDA

Des images pour la lutte contre le SIDA

Des images pour la lutte contre le SIDA

Posté à 29 November 2012, 8:33 AEST

Une exposition de photos qui ont fait le tour du monde a ouvert ses portes cette semaine à Sydney

Des photos puissantes qui mettent un visage humain sur un fléau qui tue et touche des dizaines de millions de personnes à travers le monde.


Dans cette exposition : des photos prises en Papouasie Nouvelle-Guinée par le célèbre photographe britannique, Chris Steele-Perkins, qui n'avait jamais mis les pieds dans ce pays.


Nous lui avons demandé comment c'était.


STEELE-PERKINS : « Et bien, tout le pays est une surprise. Je n'ai jamais été là-bas avant et c'est un endroit fantastique. Mais je suppose que ma plus grande surprise a été de voir à quel point les gens étaient coopératifs et obligeants alors qu'ils souffraient du VIH. Et pourtant, ils étaient prêts à en discuter ouvertement.
Il y a eu des situations très émotionnelles quand ils racontaient comment ils avaient attrapé le virus et les conséquences sur leur vie. Et ils me laissaient les photographier.
»


Si la situation a surpris Chris Steele-Perkins, est-ce qu'elle a aussi été une source d'inspiration ?


STEELE-PERKINS : « Et bien oui, je crois. Malheureusement nous n'avions pas beaucoup de temps pour travailler mais les gens ont toute de suite été coopératifs et m'ont raconté des histoires inspirantes.
Il faut dire que le traitement marche. C'est bien de voir des gens qui vous disent qu'ils ne pesaient que la moitié de leur poids actuel il y a quelque temps. Des gens qui se sont reconstruits, qui sont robustes, qui travaillent et qui espèrent avoir des enfants … et une vraie vie.
»


Une expérience surprenante, inspirante, mais sans nul doute un peu déroutante également? Chris Steele-Perkins.


STEELE-PERKINS : « Et bien c'est toujours déroutant d'être avec des personnes sérieusement malades et d'écouter des histoires sur des gens qui sont morts et que l'on regrette. Des fois, des gens me racontaient une histoire et n'arrivaient plus à continuer, ils craquaient.
C'est toujours difficile à gérer ça mais c'est peut-être toute la force de cette exposition : capturer l'intensité de la vie à travers ces gens.
»