Conférence de Doha sur le changement climatique

Conférence de Doha sur le changement climatique

Conférence de Doha sur le changement climatique

Posté à 4 December 2012, 8:27 AEDT

L'une des dernières tentatives pour faire avancer le dossier.

L'édition 2012 de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique s'est ouverte le 26 novembre à Doha, au Centre National des Conventions du Qatar et durera jusqu'au 7 décembre.


Que s'est-il passé ? Que se passe-t-il ? Que va-t-il se passer ? Et le Pacifique dans tout cela? Une région en première ligne des conséquences du changement climatique ; la montée des eaux. Nous avons posé toutes ces questions à Mark Dreyfus, secrétaire d'État australien au Changement climatique et à l'efficacité énergétique.


DREYFUS : « À Doha cette année, nous continuons ce que nous avions laissé à Durban l'année dernière. Nous travaillons vers un accord juridiquement contraignant qui implique tous les pays du monde et particulièrement les grands producteurs d'émissions [de gaz à effet de serre], y compris les États-Unis, l'Union européenne, la Chine, L'Inde, le Japon, l'Indonésie, la Corée du Sud et tous les autres émetteurs, Australie incluse, qui sont responsables de la pollution de l'atmosphère terrestre par le carbone et nous devons faire quelque chose à ce propos. »


Bon, la Chine et l'Inde n'ont jamais été enchantées à l'idée de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en disant grosso modo aux pays industrialisés : vous  vous êtes développés, c'est à notre tour.! Alors que se passe-t-il si ces deux grands pays par exemple refusent de faire que ce soit.


DREYFUS : « Nous en étions arrivés là à Durban l'année dernière. Sous le protocole de Kyoto, il y avait un fossé, que certains ont appelé une cloison coupe-feu entre le monde développé et le monde en développement et dans les années 90, il n'y a que le monde développé qui a pris des engagements pour réduire les émissions de carbone et la pollution.
À partir de Durban, le monde entier a décidé de travailler à cette réduction et l'Inde et la Chine ont accepté de faire avancer cet accord global que nous devons atteindre d'ici 2015.
»

Mais que font-ils concrètement tous ces pays ?


DREYFUS : « Différents pays font différentes choses pour réduire la pollution. L'Australie a légiféré avec l'établissement d'un prix pour le carbone, nous avons aussi établi un calendrier pour les énergies renouvelables et toute une série de mesures qui font partie d'une stratégie pour un avenir propre que nous avons mis en place le 1er juillet de cette année.
En Chine, ils travaillent à un système d'échange de quotas d'émissions ; un programme pilote en vigueur dans 5 provinces et 7 villes.
En Corée du Sud, ils travaillent aussi à un système d'échange et en Inde, ils étudient des mesures de réduction de l'intensité du carbone. À chacun sa manière, mais l'important de ces pourparlers de cette année sur le changement climatique, c'est qu'ils marquent la première année d'une négociation de 4 ans dans la perspective d'un accord d'ici 2015 avec tous les grands producteurs d'émissions.
»


Nous avons aussi tenté de clarifier une chose. Régulièrement, des rapports indiquent  que l'argent promis par les plus grands pollueurs pour aider les petites nations océaniennes du Pacifique à atténuer les conséquences du changement climatique n'arrivait pas ou difficilement à destination. Est-ce vrai et est-ce que l'Australie a tenu ses promesses ?


DREYFUS : « L'Australie s'est engagée à verser 599 millions de dollars en 2010 dans le cadre du programme Fast Start. Et tous ces 599 millions de dollars de Fast Start ont été débloqués et en grande partie pour le Pacifique qui est bien sûr l'une des régions les plus affectées du monde. Et je peux vous dire que Fast Start participe au financement de digues à Kiribati pour empêcher les inondations. Nous avons des projets de stockage d'eau de pluie au Samoa, à Tuvalu et à Nauru et nous travaillons sur des infrastructures routières à risque au Vanuatu, Nous aidons aussi le gouvernement fidjien à mieux faire face aux inondations. »

Mark Dreyfus, secrétaire d'État australien au Changement climatique et à l'efficacité énergétique. La conférence de Doha se poursuit jusqu'au 7 décembre prochain.