Appels pour une réduction de 30% des prises des thons obèses

Appels pour une réduction de 30% des prises des thons obèses

Appels pour une réduction de 30% des prises des thons obèses

Posté à 6 December 2012, 8:22 AEDT

Un thon très apprécié ainsi que l'albacore sur les marchés du sashimi et du sushi.

Les régulateurs du secteur de la pêche commerciale et les écologistes affirment que les stocks de ce thon sont sérieusement surexploités dans la région et ils réclament une réduction de 30% des prises de thon obèse, également appelé thon à nageoires jaunes et thon à gros œil.


Des appels auxquels vont s'opposer les pêcheries commerciales du Pacifique occidental et central qui est  la source de la moitié de l'approvisionnement en thon de la planète. Le thon obèse est très recherché en Chine, au Japon, aux États-Unis et en Europe. Des flottes de pêches en opération dans le Pacifique occidental et central attrapent plus de 150 000 tonnes de thon obèse par an.
Pour la Commission des pêches du Pacifique occidental et central, c'est trop. On écoute le directeur de cette Commission : Glenn Hurry.


HURRY : « Les recommandations scientifiques n'ont pas changé depuis 3 ou 4 ans, il faut réduire les prises de 30%. »


Le professeur Glenn Hurry est actuellement  à Manille, capitale des Philippines, pour la réunion annuelle de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central. Des centaines de délégués participent à ce sommet de la pêche et nous avons demandé à Glenn Hurry si des pays comme la Chine, le Japon ou les États-Unis étaient susceptibles d'accepter une réduction de 30%.


HURRY : « Nous sommes au milieu de notre premier débat en ce moment, il y a beaucoup d'opinions différentes qui sont avancées et c'est le meilleur moyen d'avancer. Je dirais qu'il y a une certaine prise de conscience que nous devons faire quelque chose sur cette question. »

Pendant ce temps, les petites nations océaniennes du Pacifique font pression pour essayer de limiter l'utilisation des Dispositifs de Concentrations du Poisson (DCP).


Ces DCP sont des structures flottantes comme des bouées reliées à une ligne et un corps mort et assez rapidement la partie supérieure de la ligne et le flotteur sont colonisés par des algues et tout aussi rapidement on assiste à des concentrations de thonidés autour des bouées et il n'y a plus qu'à  ramasser les poissons au filet.


Nous avons aussi parlé de surpêche avec Nanette Malsol, Présidente de ce que l'on appelle les Parties à l'Accord de Nauru, le PNA qui a pour objectif de faire en sorte que les habitants des îles du Pacifique profitent des avantages économiques liés à la gestion durable du thon dans la région.


« Le situation est vraiment mauvaise et elle affecte les petites pêcheries locales. Les pays membre de l'Accord de Nauru  ont déjà mis en place toute une série de mesures, notamment l'interdiction des dispositifs de concentration de poissons dans nos eaux. Nous avons mis en place un système de surveillance et nous avons des observateurs sur les bateaux.
Nous aimerions que les pays pratiquant la pêche hauturière mettent aussi en place des mesures visant à protéger les petites pêcheries locales qui ont un impact sur les économies de nos petites nations océaniennes en développement.
»