Évaluation préliminaire des dégâts au Samoa

Évaluation préliminaire des dégâts au Samoa

Évaluation préliminaire des dégâts au Samoa

Mis à jour 19 December 2012, 9:36 AEDT

Une semaine après la catastrophe, la facture du cyclone Evan est estimée à 300 millions de dollars.

L'État d'urgence a maintenant remplacé l'état de catastrophe nationale qui avait été déclaré quand le cyclone s'est abattu le 13 décembre sur la capitale Apia et sur l'île principale d'Upolu.

L'électricité a maintenant été restaurée dans la zone commerciale de la capitale. Une très bonne chose pour Taulealeausumai Laavasa Malua, le ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement.

MALUA : « C'est crucial d'avoir l'électricité dans le quartier des affaires de la ville d'Apia car c'est là que se trouvent tous les bâtiments administratifs et c'est là que se trouvent aussi toutes les missions diplomatiques. Les liaisons entre le Samoa et d'autres pays de la région sont donc possibles. Il y a aussi la plupart des grossistes et les gens peuvent acheter ce qui leur manque et on peut donc répondre aux besoins du public. »

L'électricité n'a pas encore été entièrement rétablie dans d'autres secteurs de l'île d'Upolu et sur l'île de Savai'i.

Une première évaluation a été conduite et le Premier ministre a annoncé une facture de 300 millions de dollars. C'est-à-dire, une facture beaucoup plus élevée que celle laissée par le terrible tsunami de 2009. La réponse de Taulealeausumai Laavasa Malua.

MALUA : « Oui parce que le tsunami n'a touché qu'une certaine partie du pays. Le cyclone a touché tout le pays et tout particulièrement l'île d'Upolu et aussi parce que la capitale Apia a été sérieusement touchée. Les zones urbaines ont été beaucoup endommagées  et c'est là la grande différence entre le tsunami et le cyclone.
Le tsunami a surtout frappé les zones rurales où les infrastructures ne sont pas aussi complexes que dans une ville urbaine comme Apia.
»

Ne reste plus au Samoa que de réclamer l'aide de ces partenaires régionaux pour trouver ces 300 millions de dollars.

Pendant ce temps, des milliers de personnes sont toujours dans des centres d'évacuation.

MALUA : « En ce moment, il y a 4 732 personnes dans les centres et certaines commencent à partir. Les jeunes, les hommes et les plus forts de la famille commencent à repartir chez eux pour commencer à récupérer le matériel qui peut l'être dans leur maison et pour commencer à nettoyer. Mais les femmes et les jeunes enfants restent dans les abris où des bénévoles qui sont dans ces abris s'occupent d'eux. »

Et ensuite, quelles seront les priorités du gouvernement, par quoi commence la reconstruction ?

MALUA : « Le gouvernement a en place un plan de gestion des désastres naturels avec des objectifs définis et des responsabilités attribuées à chaque organisation du pays.  Chaque service gouvernemental devra concrétiser ses responsabilités. Même chose pour les organisations non-gouvernementales et nos partenaires du développement présents dans le pays. Mais avant tout, la phase de secours dans laquelle nous sommes actuellement doit continuer et ne devrait pas durer plus de 30 jours. »

Taulealeausumai Laavasa Malua, le ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement.