Iles Salomon-Australie: les travailleurs saisonniers victimes d'escrocs

Iles Salomon-Australie: les travailleurs saisonniers victimes d'escrocs

Iles Salomon-Australie: les travailleurs saisonniers victimes d'escrocs

Mis à jour 25 December 2012, 14:47 AEDT

Un premier groupe de 6 travailleurs saisonniers salomonais est arrivé en Australie au début du mois. Ils travailleront pendant six mois en Tasmanie.

 

Mais il y a 10 jours, on a appris que de faux agents recruteurs sillonnaient Honiara et les Iles Salomon pour escroquer des candidats. Simon Peter Waleila, par exemple, a réussi à soutirer plus de 70 000 dollars à 200 personnes. Il leur faisait payer à chacun 580 dollars de frais de transports et 30 autres de frais de dossier. Il est toujours en cavale. D'autres escrocs ont réussi à se faire payer jusqu'à 4100 dollars pour un faux sésame vers l'Australie. 
 
Alors le Ministère des Affaires étrangères salomonais est monté au créneau pour bien préciser les règles de candidature au programme de travail saisonnier en Australie. 
 
On écoute les précisions de Jack O'oi, du service de la mobilité professionnelle, au sein du Ministère des Affaires étrangères :  
 
«Les Salomonais, s'ils veulent se porter candidats à un travail saisonnier en Australie, devraient d'abord se rendre dans mon service au ministère des Affaires étrangères, où nous pouvons les orienter au mieux. Nous avons publié la liste des recruteurs autorisés dans les journaux salomonais. Nous avons sélectionné un certain nombre de petites entreprises asiatiques. Ils ont une licence d'un an. Ce sont les seuls agents habilités à recruter des saisonniers aux Iles Salomon pour le compte de l'Australie.» 
 
Les Iles Salomon n'ont eu accès que tardivement, cette année donc, au programme des travailleurs saisonniers de l'Australie dans le Pacifique, qui concerne les Vanuatais, les Tongiens, et d'autres. 
 
«Les Salomonais apprécient vraiment la création de ce programme de travail saisonnier en Australie. Et nous remercions l'Australie pour cette opportunité d'emploi alors que le chômage est élevé aux Iles Salomon, c'est parfait pour les Salomonais qui n'ont pas de formation, pas de diplômes, et nous en sommes reconnaissants.» 
 
Jack O'oi, le directeur du service de la mobilité professionnelle du Ministère des Affaires étrangères, répondait à Caroline Tiriman sur Radio Australie.