Une réserve marine protégée pour l'Océan Antarctique

Une réserve marine protégée pour l'Océan Antarctique

Une réserve marine protégée pour l'Océan Antarctique

Mis à jour 27 December 2012, 11:45 AEDT

C'est ce que souhaite le Ministre australien de l'Environnement Tony Burke, fraîchement rentré d'un voyage sur le continent blanc. 

 

Séjour qui l'a totalement convaincu de défendre son projet. Il souhaite sanctuariser 2 millions de kilomètres carrés d'océan Antarctique le long de la côte est. Tony Burke, interrogé sur la base de recherche australienne de Casey en Antarctique:  
 
«Ce que nous voulons faire, c'est faire pour l'océan ce que nous avons déjà réussi sur le continent Antarctique.» 
 
Le Ministre de l'Environnement australien fait ici référence au Protocole de Madrid, signé en 1991. Sous la pression de l'Australie et de la France, tous les pays-membres du Traité de l'Antarctique se sont mis d'accord pour interdire l'exploitatiofn du sous-sol du continent Antarctique.
 
Mais comme pour le Protocole de Madrid, la route est longue, il faudra cette fois-ci convaincre un par un les 25 pays-membres de la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique, communément appelée kammelar. Or ils ont rejeté la création d'une réserve marine protégée en novembre. Pas de quoi décourager Tony Burke :  
 
«Ces prochains 12 mois ma priorité en matière de protection des océans, ce sera d'influencer les décisions de la kammelar pour protéger l'océan Antarctique.» 
 
De leur côté, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande défendent une aire marine protégée en Mer de Ross, une baie profonde de l'océan Antarctique, au sud du continent.
 
Les deux propositions, l'Australienne et l'américano-néo-zélandaises ont néanmoins le même objectif : protéger le garde-manger et site de reproduction des baleines, dauphins et lions de mer. Mais aussi lutter contre la surpêche, ce qui inquiète la Chine. Tony Fleming, le directeur de la Division Antarctique australienne :  
 
«Nous risquons la surpêche dans l'Océan Antarctique si nous sous-protégeons les ressources de cet océan.» 
 
Enfin la réserve marine protégée rêvée par l'Australie permettrait aux scientifiques de garder intact un bout d'océan et d'y mesurer les effets du changement climatique. 
 
La question sera remise à l'ordre du jour lors de la prochaine conférence de la kammelar en juillet en Allemagne.