Australie: les baby-boomers de plus en plus endettés

Australie: les baby-boomers de plus en plus endettés

Australie: les baby-boomers de plus en plus endettés

Posté à 28 December 2012, 13:32 AEST

Beaucoup en sont toujours à payer les intérêts de lourds emprunts immobiliers, et ce au-delà de leur retraite.

 

 La proportion d'Australiens qui achètent leur maison sans passer par un emprunt a beaucoup baissé en 10 ans. C'est le cas de Maryann Forster, qui vit en Australie du Sud dans la vallée de Barossa, un endroit très cher et très prisé car on y produit les meilleurs vins d'Australie : 
 
«Nous aurions pu déjà rembourser notre emprunt si nous n'avions pas été, disons, maladroits dans notre gestion, donc nous devons toujours 100 000 dollars à la banque. Et nous ne sommes pas les seuls, tous nos amis sont dans le même cas, sauf un couple.» 
 
Peu d'Australiens sont réellement propriétaires. Le démographe Graeme Hugo, de l'Université d'Adelaïde, a travaillé sur la question : 
 
«En 2001, 41% des Australiens étaient propriétaires de leur maison. En 2011, ils n'étaient plus que 32%.»
 
L'allongement des durées d'emprunt concerne toutes les catégories d'âge en Australie, mais particulièrement les baby-boomers, qui mettent beaucoup de temps à rembourser. La proportion des sexagénaires qui se sont acquittés de leur remboursement a baissé de 75% entre 2001 et 2011. Graeme Hugo : 
 
«Les gens qui restent plus longtemps dans le monde du travail, et prennent donc leur retraite plus tard, ne le font pas pour mettre de l'argent de côté. En fait ce sont eux qui investissent le plus dans de nouvelles maisons, à un âge déjà avancé. Un quart des baby-boomers n'ont pas fini de rembourser leur maison.» 
 
Et c'est le résultat d'une evolution des mentalités en Australie. Greg Moulton, porte-parole de l'Institut de l'Immobilier d'Australie du Sud : 
 
«Les gens ont changé. Ils pensent toujours que c'est super d'être propriétaires de leur maison mais ce n'est pas la priorité absolue de leur vie. Evidemment ils aiment sécuriser leur existence en achetant une maison, mais ils ne sont pas pressés, et encore moins pressés de rembourser leur emprunt.» 
 
Greg Moulton répondait à Rebecca Brice de l'ABC.