Australie : comment deux cyclones ont favorisé le travail saisonnier

Australie : comment deux cyclones ont favorisé le travail saisonnier

Australie : comment deux cyclones ont favorisé le travail saisonnier

Posté à 4 January 2013, 10:03 AEST

Les cultivateurs de bananes du Queensland ne pourraient pas fonctionner sans main d'œuvre étrangère.

Patrick Leahy est à la tête de plusieurs plantations dans le nord du Queensland :


LEAHY : « Nous avons un mélange actuellement : des ressortissants d'Inde, nous avons beaucoup de Coréens, quelques allemands et des étudiants. »
 

Ces travailleurs saisonniers sont souvent des étudiants ou des touristes, des 'backpackers', munis d'un visa vacance-travail. Des jeunes pour la plupart qui travaillent en général de 4 à 6 mois dans une plantation. 4 à 6 mois pour cueillir et emballer chaque semaine des tonnes de bananes qui alimenteront le sud de l'Australie.  Est-ce que les plantations de Patrick Leahy pourraient fonctionner sans ces jeunes routards ?


LEAHY : « Écoutez, les 'backpackers' sont essentiels, nous ne pourrions pas fonctionner sans eux, il n'y a tout simplement pas assez de gens dans les villes du coin. Nous avons été témoins d'un exode après le passage du cyclone Larry et celui du cyclone Yasi. Et quand les Australiens s'en vont et trouvent du travail ailleurs, ils ne reviennent pas. Le vide laissé par Larry a été difficile à combler et après Yasi, nous sommes passés de 20% de 'backpackers' à 50%. C'est plus facile ainsi de combler le vide. »


Pour Bill Shannon, le maire de Cassowary, une localité côtière tout au nord du Queensland, cette main d'œuvre étrangère, ces jeunes routards sont essentiels à la vie de cette région.


SHANNON : « S'ils viennent ici, c'est parce qu'il y a du travail. La banane nécessite une main d'œuvre abondante et par moment dans certaines parties de la région il y a de 300 à 400 'backpackers' qui travaillent en même temps. »


Et la demande est constante. Tant et si bien que Patrick Leahy et d'autres planteurs ont dû faire appel à des agences de travail temporaire qui recrutent à l'étranger, notamment en Corée du Sud ?


LEAHY : « Une agence qui s'appelle Green Farmer. La dernière fois, nous leur avons dit qu'il nous fallait 20 personnes et 20 personnes sont venues. C'est l'agence qui les emmène au travail, qui les loge. Et nous ne les employons pas individuellement, nous devons payer un forfait en fonction de la quantité requise. C'est comme ça que fonctionne »


En plus des 20 Sud-Coréens, l'agence de recrutement a également fourni un contremaître sud-coréen pour veiller au grain. Un système qui semble plaire à tout un chacun puisque cela fait maintenant 3 ans que des travailleurs sud-coréens travaillent dans le nord du Queensland.