Météo extrême et santé humaine dans le Pacifique

Météo extrême et santé humaine dans le Pacifique

Météo extrême et santé humaine dans le Pacifique

Mis à jour 18 January 2013, 9:06 AEST

Selon des médecins, les répercussions du changement climatique sur la santé humaine pourraient être tres graves.

Les enfants, les personnes âgées et les personnes malades semblent souffrir le plus des vagues de chaleur et des températures extrêmes qui sévissent en Australie depuis plus d'une semaine.


Ces températures extrêmes sont associées au changement climatique et si les scientifiques qui disent que nous devons nous attendre à des températures de plus en plus extrêmes ont raison… de gros problèmes se profilent à l'horizon.


Écoutons le professeur Tony McMichael de l'Université Nationale Australienne.


MCMICHAEL : « Nous avons bien vu lors des 2 grosses canicules de ces deux dernières années qu'il n'en faut pas beaucoup pour surcharger les services d'ambulance, les services d'urgence dans les hôpitaux et, j'en ai bien peur, la morgue. »


Ces températures extrêmes engendrent davantage de crises cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, de coups de chaleur ou d'hypothermie, d'épuisements par la chaleur et de toute une série de maladies et de décès attribuables à la chaleur.


Autre conséquence, une augmentation des maladies transmises par piqûres de moustique.
Un exemple : les températures plus modérées des Hauts Plateaux de Papouasie Nouvelle-Guinée ont toujours été un rempart contre les moustiques, une hausse des températures dans cette région risque de faire tomber ce rempart. On retrouve le professeur McMichael.


MCMICHAEL : « Il n'y a pas que les moustiques qui vont proliférer dans des conditions plus chaudes et humides, mais effectivement il y aura des changements. Ainsi, le paludisme et la dengue pourraient revenir en Australie. Et d'autres infections virales transmises par la maladie, l'encéphalite japonaise  qui peut se propager facilement de l'Indonésie vers la Papouasie Nouvelle-Guinée puis l'Australie dans un monde plus chaud.
En clair il y a deux types de maladies, celles qui se propagent entre les êtres humains et celles transmises par les moustiques.
»


Les scientifiques ont également prédit des cyclones plus intenses et des conditions météo plus extrêmes. Et bien sûr, les nations océaniennes du Pacifique sont en première ligne. La parole est à Jill Finnane de l'organisation Pacific Calling Partnership qui se concentre sur les besoins élémentaires des populations : la nourriture et l'eau.


FINNANE : « Avec une grosse tempête, vous n'avez pas uniquement un problème d'érosion côtière comme en Australie. Étant donné que des îles sont longues et étroites, l'eau de mer passe par dessus et contamine en même les sources d'eau. Et cette eau devenue salée d'un goût désagréable n'est pas potable. Et c'est ce qui est déjà en train de se passer ici. »