Une bénévole australienne prend son temps à Kiribati

Une bénévole australienne prend son temps à Kiribati

Une bénévole australienne prend son temps à Kiribati

Posté à 18 January 2013, 9:05 AEDT

Cinzia Pedrotti a acquis une certitude dans cette petite république océanienne : ne pas être obsédée par le temps qui passe.

Cette ambassadrice des jeunes australiens à Kiribati est d'origine italienne. Elle a travaillé sur l'île principale de Tarawa dans le domaine de la lutte contre la violence conjugale.


PEDROTTI : « Je voulais poursuivre une carrière dans le développement international et après ma Maîtrise en développement international, c'était une bonne chose à faire que de travailler et d'apprendre dans des pays en développement. »


Les ambassadeurs ou ambassadrices de la jeunesse ont accès à toute une série de postes qu'ils choisissent en fonction de leurs qualifications.


PEDROTTI : « Mon poste était de travailler au service Femmes et Développement qui fait partie du Ministère de l'Intérieur et des Affaires sociales de Kiribati. Et qui travaille sur l'égalité des genres, la violence conjugale et de la violence à l'égard des femmes dans le pays. »


Un grand problème dans toute la région et Kiribati n'y échappe pas. Loin de là, nous dira Cinzia Pedrotti. Il faut dire que selon un rapport qui remonte à 2010, c'est environ 68% des femmes âgées de 15 à 48 ans qui ont subi des actes de violence à Kiribati, principalement au sein de la cellule familiale.
Nous avons demandé à Cinzia Pedrotti si elle pensait que son travail avec les femmes du service Femmes et Développement avait un peu changé les choses.


PEDROTTI : « Changer les choses en matière de violence à l'encontre des femmes prend des années et des années. Mais je crois qu'avec Femmes et Développement nous avons commencé ce changement. Nous avons travaillé ensemble à une campagne de sensibilisation, nous avons aussi expliqué ce que la loi disait en la matière. Nous avons expliqué que ce n'était pas bon, pas juste et même irrespectueux. Oui, je crois que nous avons commencé à changer les choses. »


Et enfin qu'a-t-elle appris de ce séjour et de ces rencontres ?


PEDROTTI : « Et bien, le fait de vivre dans un environnement différent, notamment à Kiribati, a été très bon pour moi et m'a permis de mieux comprendre la diversité. Et de réfléchir à toutes les choses que je prenais pour argent comptant. Ma façon d'approcher la vie par exemple, d'approcher les gens ou mon travail. De l'autoréflexion donc et de mieux comprendre la diversité.


J'ai appris à vivre plus tranquillement. Le soleil va se lever demain et vous pourrez faire des choses demain alors pourquoi tout faire aujourd'hui. »