Un parallèle entre Fidji et le dictateur ougandais Idi Amin Dada

Un parallèle entre Fidji et le dictateur ougandais Idi Amin Dada

Un parallèle entre Fidji et le dictateur ougandais Idi Amin Dada

Mis à jour 5 February 2013, 10:10 AEDT

Un député des îles Cook, Norman George, s'est élevé contre la position jugée trop conciliante du Premier ministre Henri Puna à l'égard du gouvernement fidjien.

Et Norman George, ancien Président du Parlement, n'a pas hésité à nous dire que l'administration fidjienne lui rappelle le dicateur ougandais Idi Amin Dada qui a laissé derrière lui l'image d'un homme sanguinaire et cannibale.

GEORGE : « Je suis très déçu par l'attitude trop molle de notre Premier ministre Henri Puna. Elle ne reflète pas le vrai point de vue des habitants des îles Cook qui gardent jalousement et apprécient le processus démocratique que nous admirons dans notre système parlementaire. Nous sommes aussi pour la liberté d'expression et des élections libres sans interférences. Nous sommes très décu de voir ce qui se passe à Fidji. C'est antidémocratique et c'est cruel. La population fidjienne est victime de la plus pire des dictatures. Elle rivalise avec celle d'Idi Amin en Ouganda il y a de nombreuses années. C'est tellement décevant. »

Frank Bainimarama, l'actuel Premier ministre fidjien, s'est emparé du pouvoir en 2006 et a par la suite abrogé une constitution qui reposait, dit-il, sur des critères raciaux qui avantageaient les Fidjiens indigènes aux dépens de l'autre grande communauté de l'archipel, la communauté indo-fidjienne.

Toujours est-il que Frank Bainimarama bénéficie du soutien de plusieurs dirigeants du Pacifique, de dirigeants mélanésiens notamment. Norman George.

GEORGE : « C'est une grave erreur. Je pense que celui qui représente la vraie position du Pacifique, c'est le Premier ministre du Samoa. J'admire son courage, son attachement aux principes de la démocratie, il dit ce qu'il pense et j'aimerais me tenir à ses côtés pour réconforter le peuple fidjien qui traverse une période difficile.  »

Les dirigeants mélanésiens ont plusieurs fois souligné que la négociation est mieux que la confrontation et que les approches conflictuelles n'apportent rien aux gens ordinaires de Fidji ni au rétablissement de la démocratie.

GEORGE : « Je n'ai rien contre les négociations à condition qu'elles soient fermes, vous devez négociez fermement à l'opposé de ces négociations molles et tièdes accompagnées de sanctions qui ne sont pas assez dures à l'encontre du régime militaire.»