Fidji: seulement deux partis politiques en lice pour les élections de 2014

Fidji: seulement deux partis politiques en lice pour les élections de 2014

Fidji: seulement deux partis politiques en lice pour les élections de 2014

Posté à 19 February 2013, 8:43 AEDT

Le plus vieux parti fidjien - Parti de la Fédération Nationale (PFN) - et le Parti Travailliste Fidjien (PTF) ont réussi à se réenregistrer avant la date butoir de la semaine dernière.

Le gouvernement fidjien avait donné 28 jours aux formations politiques du pays pour se réinscrire en fonction du tout nouveau décret sur les règles d'enregistrement des partis auprès des autorités.

De nouvelles règles qui demandent à tous partis politiques de trouver 5 000 adhérents cotisants pour prétendre à s'enregistrer. Jusqu'à présent les formations politiques ne devaient justifier que de 180 membres payants.
Toujours selon ce nouveau décret, les syndicalistes ne sont pas autorisés dans l'exécutif d'un parti politique, parti qui doit avoir un nom en anglais.

Seuls deux partis ont réussi : le Parti Travailliste Fidjien, une formation indo-fijdienne et le Parti de la Fédération Nationale. Le Parti SDL où les Fidjiens de souche sont en majorité, a indiqué qu'il tentera de se réinscrire à une date ultérieure et les petits partis disparaissent faute de n'avoir pu trouver 5 000 membres payants ou un nom en anglais. Tous ces partis seront maintenant démantelés et leurs biens saisis par le gouvernement.

Les deux partis qui ont réussi à se réenregistrer vont maintenant devoir attendre l'approbation des services du Registre des partis politiques pour participer aux élections de 2014.

Pendant ce temps, tous les partis politiques fidjiens ont lancé un recours collectif en justice réclamant l'abolition du décret controversé. L'un des avocats de ce recours, Rajendra Chaudry, souligne que ce décret a pour but de supprimer toute opposition en 2014.

CHAUDRY : « De toute évidence, les règles du nouveau décret ne sont pas anodines. Elles sont draconiennes et elles nous ramènent à l'âge des ténèbres. Il s'agit du contrôle total de l'État sur la liberté de parole et d'expression. Cette situation n'est donc pas seulement préoccupante pour Fidji mais pour la communauté internationale dans son ensemble. »