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Quand le tourisme vaut mieux qu'un potage

Quand le tourisme vaut mieux qu'un potage

Quand le tourisme vaut mieux qu'un potage

Posté à 7 June 2013, 9:27 AEST

L'écotourisme avec les requins remporte un succès réel  dans le Pacifique et c'est une source de revenus non-négligeable pour la région.

Ainsi,  des îles Cook en passant par Palau, la Nouvelle-Calédonie, Tokelau et la Polynésie française, des réserves sont créées et les zones d'interdiction de pêche aux requins s'agrandissent.

Toutefois beaucoup reste à faire pour mettre un terme à la capture et à la mort annuelle de plus de 30 millions de requins pour assouvir la demande asiatique. 30 millions d'ailerons qui finissent dans des potages.
Une nouvelle étude de l'Université de Colombie Britannique estime à 314 millions de dollars par an, la valeur de cet écotourisme en compagnie des requins.

Andres Cisneros-Montemayor est l'auteur principal de cette nouvelle étude canadienne.  Il est totalement en faveur de la création de ces vastes réserves où la pêche aux requins est interdite.

Mais qu'elle est la prochaine étape ? C'est ce que nous lui avons demandé.

CISNEROS-MONTEMAYOR : « Je pense que petit à petit, de plus en plus de gouvernements vont s'y mettre et l'une des raisons ; c'est l'émergence de cet écotourisme avec les requins. Quand un gouvernement découvre qu'il peut gagner beaucoup d'argent avec des requins, il est beaucoup plus enclin à les protéger. »

Ce 'Shark tourism' consiste à plonger avec ou sans cage avec des requins et si possible en milieu tropical.  Vous pouvez aussi les observer dans leur élément naturel depuis le pont d'un bateau.

Un écotourisme qui rapporte aux communautés locales. Citons l'exemple d'une baleine que de nombreux touristes venaient admirer et qui, selon les estimations, injectait  environ 1 million de dollars dans l'économie locale. Cette baleine rapportait beaucoup plus vivante que morte et les requins pourraient se retrouver dans une situation similaire.

Exemple : la pêche aux requins est évaluée globalement à 630 millions de dollars par an et l'écotourisme avec requins à 314 millions de dollars, un chiffre qui devrait doubler au cours de ces 20 prochaines années.

Une chose est certaines les agences de tourisme ne doivent pas non plus se montrer trop gourmandes en admettant un nombre disproportionné de visiteurs qui risque d'avoir un impact négatif sur l'environnement.

CISNEROS-MONTEMAYOR : « Oui, les opérateurs de tourisme doivent faire attention à ne pas devenir trop important car ça pourrait leur nuire. Les touristes risquent en fait de partir ailleurs parce que c'est devenu pollué et qu'il y a trop de monde. »