La Déclaration de Jakarta durcit les conditions de séjour des migrants

La Déclaration de Jakarta durcit les conditions de séjour des migrants

La Déclaration de Jakarta durcit les conditions de séjour des migrants

Mis à jour 21 August 2013, 14:57 AEST

L'Iran a brillé par son absence hier à la Conférence Spéciale sur les Mouvements Illégaux de Personnes. Ce sommet régional sur les demandeurs d'asile a été organisé à Jakarta à l'initiative de l'Australie et de l'Indonésie. 

13 pays ont envoyé leurs représentants. Parmi eux, l'Afghanistan, la Malaysia, le Sri Lanka, la Papouasie Nouvelle-Guinée, la Thaïlande, le Pakistan et la Nouvelle-Zélande.

Mais pas l'Iran, pays dont sont pourtant originaires 37% des boat-people arrivés depuis le début de l'année dans les eaux australiennes. Jusqu'à présent, le gouvernement iranien refusait l'entrée sur le territoire à ses émigrés renvoyés par l'Australie. L'Australie a fait pression pour faire changer la position de l'Iran, mais le gouvernement iranien n'a toujours pas pris sa décision. 

Les délégués des 13 pays se sont quittés hier en signant une déclaration commune. Ils s'engagent à rendre le processus d'obtention des visas toujours plus difficile. Ainsi depuis mardi, les ressortissants iraniens ne peuvent plus demander un visa à leur arrivée sur le sol indonésien. La Déclaration de Jakarta « encourage » aussi les pays à renvoyer « de gré ou de force » les migrants dont la demande d'asile a été rejetée

Enfin, les signataires s'engagent à faire du trafic de migrants un délit passible d'extradition. Un tribunal indonésien a en effet récemment refusé d'extrader un trafiquant de migrants en Australie.