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Australie : les citoyens s'opposent à l'enfouissement de déchets nucléaires

Australie : les citoyens s'opposent à l'enfouissement de déchets nucléaires

Australie : les citoyens s'opposent à l'enfouissement de déchets nucléaires

Mis à jour 7 November 2016, 19:11 AEDT
L'État d'Australie-Méridionale envisage de construire un site où seraient enfouis des déchets hautement radioactifs venant du monde entier. Après la tenue d'une commission royale d'enquête, les autorités ont demandé leur avis à quelques dizaines de citoyens. Résultat : un non retentissant.
 
« Les deux-tiers des jurés s'opposent à ce projet d'enfouissement de déchets nucléaires. En aucun cas, le site ne doit être construit. »
 
C'est la réponse donnée au gouvernement d'Australie-Méridionale par le groupe de plus de 300 citoyens choisis de manière aléatoire pour étudier la question.
 
En mai dernier, la commission royale d'enquête sur le nucléaire avait pourtant rendu un avis favorable au projet. L'installation d'un centre de stockage des déchets nucléaires rapporterait au moins 5 milliards de dollars par an, ce qui équivaut au tiers des revenus actuels de l'État. Pour Kevin Scarce, l'un des commissaires, le projet est viable et peut être mis en place sans danger. Mais il prévient : il faut le soutien de la population.
 
Cela semble désormais compromis. Après avoir débattu pendant trois week-ends en octobre et novembre, les citoyens sélectionnés ont fait était de leurs préoccupations quant à la viabilité économique du projet et à la sécurité. Ils soulignent aussi qu'ils ne font pas confiance aux responsables politiques pour mener à bien le projet. « Il y a trop d'inconnues et trop de risques », estime l'un de ces citoyens.
 
Ces conclusions ont été remises au Premier de l'État, Jay Weatherill. Malgré ce non massif, le débat n'est pas clos, affirme-t-il :
 
« Ce choix doit être pris en compte de la même manière que nous prenons en considération l'avis des 50 000 personnes avec qui nous avons discuté du projet, des 30 000 personnes qui y ont contribué ainsi que des 12 500 personnes interrogées directement sur le sujet. Tout cela, y compris cette récente délibération, sera pris en compte. »
 
Le gouvernement doit donner son avis d'ici la fin de l'année.